Réponse à la question orale de Madame Martine Berthet
Madame la sénatrice, chère Martine Berthet,
L’État accompagne la relance des trains de nuit depuis quelques années maintenant.
Pour ce faire, nous avons besoin d’investissements sur les infrastructures et sur le matériel roulant, ce qui suppose du temps et de l’argent. Cette relance relève de la responsabilité de l’État compte tenu de la nature de ces lignes, qui relient plusieurs régions entre elles.
Nous avons aujourd’hui cinq lignes de nuit, ce qui place la France parmi les pays ayant le plus développé cette offre de transport en Europe, en dehors des pays de l’Est du continent – Roumanie, Pologne, Hongrie, Autriche –, traditionnellement plus portés sur cette façon de voyager.
Dans le cadre de la desserte des futurs sites de la compétition des jeux Olympiques d’hiver 2030, les lignes Paris-Briançon et Paris-Nice feront l’objet d’une attention toute particulière.
Une procédure de renouvellement du matériel sera lancée prochainement et concernera en premier lieu, d’ici au début des années 2030, les lignes de nuit déjà existantes et les lignes actuellement suspendues du fait de travaux, soit environ 180 voitures et près de 30 locomotives.
Le montant de l’investissement pour le renouvellement de ce matériel roulant devrait être important, malgré la contrainte budgétaire actuelle. Une extension ultérieure à d’autres lignes, dont celle que vous venez d’évoquer, pourra être étudiée, mais elle sera peut-être limitée par la saturation des installations de maintenance.
À moyen terme, je souhaite que des réflexions et débats puissent avoir lieu sur la poursuite du développement du réseau des trains de nuit.
Je profite de l’occasion pour vous annoncer officiellement que le chantier de la Maurienne, en cours depuis maintenant un certain nombre de mois, sera très probablement livré aux alentours du mois de mars. C’est une très bonne nouvelle pour votre département, madame la sénatrice, et je sais combien ce dossier vous tient à cœur.